De Mange Machine

Gourmandise

2002

CD album / Brume 06

€ 8.00

 

Mostly influenced by Nurse With Sound, Illusion Of Safety and Hirsche Nicht Aufs Sofa’ surealist collages,

and the unique atmospheres of Zoviet France, The Hafler Trio, Whitehouse, Coil’s albums.
De Mange Machine finds its strongest power moments in the simplicity and essence of the elements,

it even reaches the point by refusing the use of any kind of beats with the shifts in it's threatened atmospheres.
Forbidden frequencies are merged seamless with unseen fear and organic consciousness -
Is new album Gourmandise is built on a great variety of sounds coming from electronic generators as well as various items.
The sounds used (birds singing or door creaking for exemple) are here much more expressive than the sound of any instruments.
Constructing some of the remotest soundtracks imaginable - a gorgeous sampled environment,

emotions are not considered here at all - they are replaced by sensorial stimulation restricted to the essence,

this is a timeless album, arising from a blinding, beatless labyrinth of beauty.

tracklist :

  • 01 Blabla d'introduction
  • 02 Frisson arthritique
  • 03 Blabla n°1 
  • 04 La puce à l'oreille
  • 05 Blabla n°2
  • 06 Arrière-goût
  • 07 Blabla n°3
  • 08 La myopie de la rétine boulimique
  • 09 Blabla n°4
  • 10 Phéromone
  • 11 Blabla n°5
  • 12 Gourmandise (symptômes)
  • 13 Epilogue



     
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    The second album from french experimentalist Patrice Duisit is schizophrenic. At its best, uninhibited and entertaining, but requiring a lot of patience on the part of listener. Creating its musical structure from a wild array of found sounds, buzzing generators, creaking doors, and chirping birds. De mange machine is definitely not for all taste. Starting out slow and quiet, Gourmandise continues in that vein for a long time, possibly too long, before assaulting listeners in a barrage of sound that tapers off into a sinister rhythm. It's a good pay-off. From the low scratching and moody hums of "Pheromone" to the IDM-style quality of "La puce à L'oreille," this album is best suited to fans of Nurse With Wound, Coil, and Download. You know who you are.

    Industrial Nation

     

    Depuis Ilhevs et "The Inner Decline", on savait le Savoyard dark ambient. Avec ce disque de Patrice Duisit, autre Savoyard émérite qui se cache sous le nom de De Mange Machine, on le découvre maintenant furieusement expérimental. Deuxième album après un CD-R édité en 1999, "Gourmandise" s'attaque effectivement (tout comme son prédécesseur) à l'application sonore du collage surréaliste. À l’application textuelle également semble-t-il, car André Breton et ses cadavres exquis ne trouveraient sans doute rien à redire à des titres aussi ésotériques que La Myopie de la rétine boulimique ou au nom même de ce projet, De Mange Machine, conçu en référence à la mange-machine de "La Nuit des temps", le roman de René Barjavel. Dans la structure même de l'album, chaque morceau est entrecoupé d'interludes intitulés "Blabla" qui donnent une certaine cohérence à l'ensemble, malgré la présence d’un gimmick énervant, sorte de grincement idiot si tant est que cela puisse exister. Chaque titre est conçu dans la plus totale liberté, grâce à l’apport de boucles élaborées à partir de toutes sortes de sons hétéroclites : samples de films (porno entre autres), sons de boîte à musique, orgue de barbarie, chants d'oiseaux, craquements de vinyls... Pas franchement très accessible mais attachant, ce disque est un véritable parangon d'exercice de style.

    Carole Jay / Prémonition Magazine


    Cette « gourmandise » est sans conteste la curiosité du mois : un album de new ambiant/expérimental qui s’avère une volupté des sens en manque de stimulations inhabituelles. De Mange Machine (ce qui se fait de plus proche de Nurse With Wound ou de Contagious Orgasm dans son aspect le plus « concret » en France) vous chatouille, vous titille avec des sons bizarroïdes, vous grignote timidement puis à pleine dent (« frisson arthritique »), vous englue, vous stimule ou vous agace ( « blabla n°5 »), vous nourris, vous sèvre, vous hypnotise (« arrière-goût »), vous murmure des choses incompréhensible (« la puce à l’oreille ») qui vous démangent, le tout sans jamais chercher à vous faire bouger par le moindre rythme. Ceux qui cherchaient une machine à stimuler les sens par le son seront enfin comblés, quant aux autres, ils ont tout aussi intérêt à s’embarquer pour ce voyage sensoriel inédit.

    Glycerine magazine


    D
    e Mange Machine né en 1999 avec un premier album intitulé "la névrose de Mr Untel", peut être considéré comme l'incarnation française de Nurse with wound tant l'album Gourmandise offre de similitudes avec l'oeuvre de Stapleton.
    Les morceaux sont constitués de collages aux apparences surréalistes et non dénués d'humour.
    Des bruits de toutes sortes composent cette musique concrète pour oreilles difficiles, avec pour trait commun l'absence de mélodies ou de rythmes. De Mange Machine ne cherche nullement à vous faire danser, mais fait plutôt appel à vos sens en cherchant visiblement à les dérégler.
    D'ailleurs les titres ne trompent pas : La puce à l'oreille, Arrière goût (un des morceaux les plus inquiétants, la myopie de la rétine boulimique....
    Une bizarrerie française qui arrive à nos oreilles grâce au nouveau label Brume Records.

    Yannick Blay / D-side Magazine

     

    C'est un autre type de mystère que cultive De Mange Machine sur son deuxième CD. Gourmandise, comme son prédécesseur, insiste sur la qualité sonore de ses éléments, les expose en leur imposant de curieuses mimiques (voix happées, grincements comme des ricanements...) pour les assembler en morceaux ressemblant à un jeu de construction dont les pièces auraient peu à peu fusionné. Partagé entre le traitement fin du son et la construction musicale facétieuse, D.M.M. parvient, un peu à la manière de Contagious Orgasm, à opérer un lyrisme expérimental qui travaille ses résonances jusque dans les modernités électroniques.

    Denis Boyer / Fear Drop