Kom-Intern
Funkspiel
2002
CD album / Brume-Citadelle 04
"Funkspiel", new Kom-Intern album presents nine tracks from dark ambient to most violent industrial rythms
around the concept of " l’Orchestre Rouge " from the book of Gilles Perrault.
Taking up with the atmospheres of his first album, Kom-Intern does not nevertheless hesitate to undertake towards a harder dark techno, or to investigate a hybrid dark jungle.
Sort of crossover between the mental Indus and as more dance-floor oriented " Funkspiel " joins logically after " Order 937 ", confirming at the same time the dance efficiency of Kom-Intern, without sacrificing anything of the radicality.
tracklist :
- 01 zinoviev's requiem
- 02 stakhanovism noise work

- 03 kamikaze komplex
- 04 trepper's result
- 05 aktivist emission
- 06 mausoleum (12/08/00)
- 07 plan kinkennal
- 08 robotnik rhapsody
- 09 konflikt faktory

ARTIST WEB SITE
Avec des labels comme Divine Comedy, Mechanoise Labs, etc., la France fait preuve depuis plusieurs années d’une ouverture vers les musiques électroniques expérimentales, industrielles et bruitistes, volant ainsi les monopoles allemands et américains. Avec Kom-Intern, c’est de nouveau la qualité et l’intelligence des assemblages sonores qui en sont les caractéristiques principales. Impossible de résister à l’efficacité rythmique de "Stakhanovism Noise Work", de ne pas se laisser bercer par l’hypnotique "Kamikaze Komplex" ou de ne pas être atteint par la nostalgie amère des samples. Notons que derrière Kom-Intern se trouve, entre autre, l’une des parties du Corpus Delicti qui a réjoui nos années corbeau (prouvant, une fois de plus, la filiation qui noue ces univers apparemment si différents) et Fred B artiste attitré à la "propagande visuelle" du duo et dont il faut ici relever le talent. En notant bien leur souci de privilégier l’ambiance aux tubes dance-floor, les membres du Kom-Intern constituent, avec des groupes comme Lith ou Wired Brain, l’une des formations les plus stimulantes de cette nouvelle scène industrieuse.
J.C. / Le Fantastique
Whatever ever happened to French goth combo Corpus Delicti? I hope I have not already pushed fans of industrial music to the next review with this introduction, as former bassist of said band is nowadays one half of the French electronic industrial project Kom-Intern whose second full length exercise, Funkspiel, spins happily inside my CD player on a regular basis. The work is quite sustained on the whole as far as rhythms are concerned, but it does not neglect to incorporate some rather alienating experimental electronic passages well suitable for mental excursions. The overdriven crude industrial summons some post (or immediately pre)-atomic atmospheres that are enriched in some tracks by an additional sinister coating, in the form of chorales surfacing
from the harsh main sonic stream or quasi-subliminal ambient backdrops. The whole Soviet imagery, part of the concept of the work, plays a heavy role in elevating the degree of heaviness of the featured material and so does the relatively low-fi production. Two tracks deserve a special mention for being perhaps the most accessible ones (which is quite a statement in this context!):
Stakhanovism Noise Work, quite suitable for a dancefloor and featuring a synth bass line reminiscent of Kirlian Camera circa Solaris, and Kamikaze Komplex, with its steaming metallic rhythm. While Feindflug also spring to mind, I reckon that Funkspiel has the right numbers to appeal to a quite wide range of industrial music listeners.This is Brume Records 4th release, and, technically, 2nd release for kom-intern. Accompanied by excellent (as usual) artwork by Fred Belin, this release focuses on very straightforward industrial/ebm rhythms that are undeniably catchy at times, but at the same time they seem to lack something. I have been listening to this release off and on over a long period of time, and yet I cannot pinpoint what exactly seems to be missing from it. Perhaps I was looking for more variety within the compositions, more drive and dynamics, or perhaps simply better sound production in general. I do admit i love the track and (especially) the video "Subliminal Propaganda" on the brume compilation itself, and maybe this is more of what i have expected from kom-intern. Funkspiel does not yet measure up to these expectations, but i will surely still keep an ear open to their future work.
En URSS, le Komintern d’avant Staline était industrieux, plein d’énergie, d’idées (qu’elles fussent bonnes ou non), plutôt ouvert, et pas encore contaminé par la paranoïa. C’est ce Komintern-là que réflète Kom-Intern –le groupe- et « Funkspiel », son deuxième disque à l’Artwork extrêmement soigné et réussi (une imagerie froide et mécanique à l’identité forte). Enchaînant nappes dark-ambiantes peuplées de rythmes mécaniques et répétitifs (« Trepper’s result »), hymnes dancefloor sombres mais imparables (« Stakhanovism noise work », « Plan kinkennal »), déflagrations de sonorités métalliques et industrielles (« Activist emission », « Kamikaze Komplex »), ce petit soviet musical doté d’une production puissante est jouissif. On ne peut en outre que saluer l’originalité d’un des rares projets indus à être un tant soit peu politisé et à proposer un concept profond et documenté. Rejoignez le Parti des musiques industrielles novatrices, rejoignez le Kom-Intern !
Glycerine magazineLa musique ambiante de Kom Intern n’a rien perdu de son étrangeté. Minimaliste et hypnotique, elle ouvre les entrailles de l’âme pour mieux s’y refléter. Que ceux (il y en a encore) qui attendent de voir en Kom Intern quelques relents possible de feu Corpus Delicti désenchantent immédiatement : le propos à tenir sur le petit nouveau «Funkspiel» y est radicalement opposé : entièrement électronique, la musique de Kom Intern s’appuie sur des rythmiques aux consonances industrielles sur lesquelles viennent se greffer des ambiances sourdes et des sons parasitaires qui donnent à l’ensemble une aura trouble. «Zinoviev’s Requiem» entame la danse par l’installation de quelque chose d’à la fois moite et mécanique, dérangeant et introspectif.
Bien moins linéaire que sur le premier opus « Order 937 », l’électronique de Kom Intern varie les plaisirs et prend de l’assise : «Stakhanovism Noise Work» vise l’oppression à son tour, mais les impulsions rythmiques s’y font plus dures et linéaires qu’en introduction. Les chaînes de production et leur cadence infernale s’y réalisent, l’ensemble instrumental singeant la déshumanisation engendrée par la logique système. Des ambitions orchestrales naissent d’ailleurs sur ce deuxième morceau, et au vu du résultat déjà probant, le meilleur reste à venir. L’ensemble de ce qui suit ne dénote pas :«Funkspiel» est une surprise plus qu’excellente et réveille les ténèbres de l’intérieur.
«Kamikaze Komplex» superpose les sons glaciaux et synthétiques, et prolonge l’option parasitaire. L’infection parasitaire semble d’ailleurs être l’un des principaux argument soniques de Kom Intern : l’album est truffé de saturations et distorsions en tous genres, sur les phases rythmiques comme sur les plages harmoniques.
Les ambiances les plus minimalistes n’échappent pas à ce traitement (Mausoleum (12/08/00)) et Kom Intern, du haut de ses machine, prend d’assaut l’esprit comme Corpus Delicti s’était emparé de nos corps : le rock en moins, le froid en plus.Emmanüel / Obskure
The work by Kom-Intern is twisted and incisive, it is a studied instrumental conductor made of gas atmospheres, brightening frequencies, twisted rhythms and trance-noise harmful experiments. A kind of creative hypnosis runs to all the compositive project line, renouncing to a very high power, Kom-Intern points its machines to shaded oscillations with acid reflections. Let's see every song inside… "Plan Kinkennal" creates tightrope walkers metal roars, which fly over digital intolerances with strong beats in a post-atomic chaos. In "Stakhanovism Noise" obsessive rhythms, there are electro unceasing belligerently and vivid solderings in the desolation. Hard work increases in the "Kamikaze Komplex" factories , roboant hammerings run along incinerated itineraries.
In the most thoughtful Cd tracks we can see synthetic stalactites among dark ambient expanses made of coal. Oniric visions provoked by "Zinoviev's requiem" and "Mausoleum". While the last topic "Konflikt factory" fades slowly with noise breaking up and crackling.
Eternal metamorphosis under sodium lights."
Twilight Zone ( webzine)
Formé en 1999,le duo Niçois Kom-intern (constitué, rappelons le, d'un des membres de feu de Corpus Delicti et d'un troisième membre qui ne s'occupe que du visuel "Soviet suprême" du groupe) sort enfin la suite logique de Order 937 qui était annoncé avant l'été. Funkspiel est de toute évidence plus rythmé et dansant que sont prédécesseur, tout en continuant à privilégier les sons industrialo-métalliques (Kamikaze Komplex) ou mécaniques. Plus aéré mais pas forcement plus aérienne, la musique de C-Chrees et ADN-Ra, n'est pas fraîchement rentre dedans, le duo préférant imposer ses ambiances industrieuse et mécaniques, et laisser le temps à l'auditeur à l'introspection.Ceci n'empêche nullement de remuer son corps au rythme de Aktivisme Emission, ou Robotnik Rhapsody. Le nouvel "Orchestre rouge" de la scène indus française s'appelle donc Kom-intern et est en train de sacrément s'imposer.
D-side MagazineBasado en el libro de Gilles Perrault 'La Orquesta Roja' -nombre con el que fue conocida una red de la resistencia comunista que se infiltro con éxito en el corazón de la maquinaria Nazi durante la 2ª Guerra Mundial- este segundo asalto en la discografía de Kom-Intern titulado 'Funkspiel' ronda en torno a los sonidos y la iconografía comunistas de la primera mitad del siglo XX.
C-Krees y ADN-Ra formarón este proyecto en 1999 y un año despues grabarón su debut en los Studio de la Chaise Bleu, que se publico en 2001 en el sello parisino Brume Records bajo el nombre de 'Order 937' influenciado por los sonidos de P.A.L., Tumor, Zymosiz, Beefcake, Savak, Orphx o Haujobb o lo que es lo mismo, algunos nombres que representan a la perfección el actual sonido industrial rítmico y el dark ambient.
Bajo el concepto antes mencionado del comunismo primigenio giran los sampleados que se situan por encima de ritmos pesados y martilleantes acompañados, en escogidos momentos, por marciales melodías de carácter casi épico. Aviones de guerra cayendo en picado, mensajes cifrados enviados por radio, solemnes himnos patrioticos o el sonar de un submarino en las profundidades nos recuerdan de vez en cuando donde nos encontramos: Años 40 en pleno corazón de la batalla.
'Funkspiel' es un disco entretenido y cautivador con una producción que imprime veracidad, con momentos de aunténtico dramatismo, dando sentido a un género que carece de el en más ocasiones de las que quisieramos.
Drum'n'Noise
Industrial Music Spanish E-ZineMoins d'un an après Order-937, les niçois C-Kress et ADN-Ra torturent à nouveau leurs samplers pour nous balancer au travers de la face Funkspiel. Industriel, ambient, dark-tekno sont déclinés sur 9 nouveaux titres autour du concept de L'Orchestre Rouge (le titre de l'album est tiré du livre de Gilles Perrault). Kom-Intern reprend l'approche de son premier album en n'hésitant pas, cette fois-ci, à durcir sa dark-tekno en une sorte de jungle hybride pour nous permettre un accès au dancefloor, aspect qui manquait cruellement sur Order. Preuve est faite par une overdose de bpm sur "Stakhanovism Noise Work". L'idée du communisme rouge, glorieux et progressiste des années 30 et 40 n'en finit pas d'inspiré l'ex-bassiste de Corpus Delicti, citant Trepper dans ses inspirations. Il continu d'ailleurs d'introduire ses titres par des extraits de discours ou de chants prolétariens. Enfin un peu d'originalité dans cette foule compacte de formations peu novatrices ! Funkspiel a aussi le mérite de marquer l'alliance entre le label associatif parisien Brume Records avec le professionnel toulousain, La Citadelle. Bravo à eux pour cette confiance mutuelle qui arrive comme une bouffée d'air frais dans une scène où les carnivores sont nombreux à dévorer leur part du jambon en solitaire.
